« Lu pour vous » .. bons et mauvais cotés du Caid Ayadi

Premièrement je tiens à remercie dr. Omar Ibourki pour son thème intéressant touchant une partie de l’histoire de la région Rhamna. J’écris ce résumé à partir de cette recherche qu’a fait Omar Ibourki sur le phénomène Caid au Maroc sous-titre : «القائد العيادي الرحماني » : « Le Caid Layadi Rahmani » pour donner la possibilité au francophone de lire et comprendre une partie de l’histoire de Rhamna et du Maroc avant, pendant et après l’indépendance.

L’histoire fabuleuse du Caid El Ayadi semble sortir d’un compte de mille et une nuit de son vrai nom Miloud Ben El Hachmi El Ayadi, il est né en 1880 sous ce climat sec et cette terre aride située au coeur d’une grande et riche zone agricole qui est les RHAMNAS.

Sa naissance a eu lieu le jour de l’Aid Sghir et c’est la raison pour laquelle, affirment certaines sources historiques, qu’il prit le nom d’El Ayadi (natif du jour le l’Aid) son père qui était un guerrier tribal a eu beaucoup d’influence sur lui, qui, à l’age de 14 ans savait déjà combattre et a commencé à faire parler de lui.

Les Rhamnas à cette époque étaient une terre vaste où l’eau et l’agriculture étaient rares d’où l’exode des familles vers d’autres terres plus fertiles pour nourrir leur bétail. Habitée par des tribus venant en particulier du Sahara et de l’extrême sud marocain .Les sahraouis s’y étaient installés en plusieurs vagues dont notamment de nombreux partisans du cheikh sahraoui Ahmed El Hiba qui avait perdu une bataille historique à Benguerir contre l’armée française au moment où le caid soutenait cette dernière.

C’est le 5 janvier 1909 , l’année où naquit justement le futur libérateur feu Mohamed V que le Caid AL Ayadi reçoit (à l’age de 29 ans) son dahir officiel de Pacha des mains du Roi My Hafid . Cet avènement se passait juste après la destitution de son frère le roi My Abdelaziz en 1908.

Si son physique révèle parfois un homme rude, ses qualités sont au contraire la finesse, la tendresse et la douceur. Diplomate et bon vivant, le jeune Ayadi incarnait la gloire de tous ses ancêtres.

Grand orateur, Al Ayadi va s’imposer sur la scène politique. Il veillait sur les rites, les traditions, la santé et la satisfaction des membres de sa tribu.

Son domicile, sa façon de s’habiller, de se tenir tout lui était perçue comme un exemple à suivre

Bien entendu le poste de caid et de haut dignitaire des tribus des rhamnas lui a permis d’amasser une fortune colossale et de disposer de vastes terres estimées à quelques 45.OOO ha (dissoute en partie plus tard par des saisies hypoth des crédits..) ce qui fut de lui l’un des chefs de file de la féodalité marocaine.

Durant des décennies, il a entretenu des rapports d’affaires fructueuses avec les milieux français. Son amitié avec les autorités coloniales était connue depuis 1919.

Il a également scellé des alliances familiales avec plusieurs tribus et familles du sud, des Rhamnas , du Haouz et même de Fès en épousant une femme de la famille Jamïi. Histoire de mieux renforcer ses liens avec les proches du makhzen.

Plus tard, beaucoup plus tard, affirment ses détracteurs, il manifesta haut et fort son attachement au trône alaouite, ce qui le distingua des autres pachas du Maroc notamment à la personne de My Hafid puis à feu Mohamed V. C’est ce qui l’exposa à la destitution de son poste par les autorités françaises puis à l’exil avant de reprendre son poste avec l’avènement de l’indépendance par son adhésion aux thèses du mouvement national et aux sollicitations successives de ses amis Marrakchis notamment Abdellah Ibrahim (futur chef de gouvernement) ce qui a mis fin à ses rapports avec les français et à militer pour la question nationale et surtout à terminer en beauté une carrière politique fort mouvementée.

Il mourut le 12 décembre 1964 et inhumé au Mosolé de Benguerir qui apparaît dans l’image ci-dessous et qui represente un symbole historique de la région des Rhamnas.

« Enfin, si l’institution Caidale est morte aujourd’hui Al ayadi demeure malgré ses défauts et failles , un symbole Rahmani dont il faut tirer « LES BONS COTES ».
Le reste c’est à Dieu qui s’il veut il le pardonne …..sinon pour nous l’essentiel c’est qu’il est un homme qui a réussi « à vibrer » les oreilles
à grande distance pour qu’on se souvienne des Rhamnas notamment par la chanson de la
Aita rahmania haouzia
Fine Iyyamak à Bengrir …
Dawazha wahed fi lkiad ……..

T3iiich Rhamnas ……
« Résumé par saida »
relecture : Oualid LEBTANI

FIN

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